Sur les traces des Palmes d’Or françaises

14 mai 20192 min de lecture
Palmes d’Or françaises

Depuis la création du Festival de Cannes en 1955, huit films français ont reçu la Palme d’Or et marqué durablement les villes où ils ont été tournés. Alors que le plus grand rassemblement du cinéma mondial revient du 14 au 25 mai, le pèlerinage s’impose !

« Un homme et une femme », à Deauville

Deauville, France

Difficile de faire plus iconique que la Palme d’Or de 1966. Et impossible de fouler les planches en bois de la station balnéaire normande sans penser au couple mythique formé par Anouk Aimé et Jean Louis Trintignant devant la caméra de Claude Lelouch. En 2019, le réalisateur portera sur les écrans l’épilogue de cette histoire d’amour éternelle : « Les plus belles années d’une vie » qui viendra clôturer la trilogie, dont « Un Homme et Une Femme : Vingt Ans Déjà » avait constitué le second volet en 1986.

« Les parapluies de Cherbourg, à Cherbourg

Les parapluies de Cherbourg

Premier film entièrement chanté du cinéma français, « Les parapluies de Cherbourg » obtient la Palme d’Or en 1964. Séduit par la lumière de la ville alors qu’il s’y promène un jour d’automne, Jacques Demy jette son dévolu sur cette ville du Cotentin. Il mobilise les lances d’incendie des pompiers pour recréer artificiellement une pluie tenace et fait déverser quarante tonnes de sel sur le quai Alexandre III pour donner l'illusion de fortes tombées de neige. Il est aujourd’hui facile de se prendre pour Catherine Deneuve grâce aux claps de cinéma disposés sur les murs de la ville.

« Sous le soleil de Satan », à Montreuil-sur-mer

Montreuil-sur-mer

Accueillie sous les cris et les sifflets, la Palme d’Or de 1987 restera dans les annales du Festival pour l’apostrophe de son réalisateur, Maurice Pialat, au public de la salle de projection : « Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ». Adapté d’un roman de Georges Bernanos publié en 1926, avec pour acteur principal Gérard Depardieu, « Sous le soleil de Satan » a été tourné à Montreuil-sur-Mer, une petite commune du Pas-de-Calais d’un peu plus de 2 000 habitants.

« La vie d’Adèle », à Lille

Rues de Lille, France

La Palme d’Or de 2003 d’Abdellatif Kechiche emprunte à la capitale des Hauts-de-France sa vie nocturne interlope. Et notamment ce bar élégant, « Le Privilège », où les personnages incarnés par Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos se rencontrent. Un lieu « gay friendly » situé rue Royale devenu une institution suite à la magie du cinéma.

« Dheepan », dans le 10ème arrondissement parisien

Quai de Valmy, 10e arrondissement

Signée Jacques Audiard, la Palme d’Or de 2015 s’invite dans un Paris cosmopolite et communautaire qui échappe au flux touristique habituel. « Dheepan » propose une plongée en plein cœur du quartier indo-pakistanais, niché dans le 10ème arrondissement entre La Chapelle et la gare de l’Est. Un quartier méconnu et pourtant largement accessible dans lequel l’amateur de piment se plaît à s’égarer avant de jeter son dévolu sur une échoppe de nourriture traditionnelle indienne ou pakistanaise.

Brillez pour le Festival de Cannes !

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