Aidons les ours polaires

Pour que l’ours blanc reprenne des couleurs

Il pourrait candidater au remplacement du célèbre panda de WWF tant le sort de l’ours polaire est lié aux activités néfastes de l’homme. Comme un juste retour des choses, sa planche de salut se trouve peut-être dans les zoos.

Sous l’action du réchauffement climatique, la superficie de la banquise du pôle Nord aurait diminué de moitié depuis le début des années 80. Pour l’ours polaire, le rétrécissement de ce qui constitue son espace d’habitat, de reproduction et de chasse est dramatique. Pour échapper au morcellement de la couche de glace, l’ours se replie davantage dans les terres ou chasse plus loin au large. Dans les deux cas, les proies se raréfient et leur chasse est plus coûteuse en énergie. Les conséquences affectent le taux de mortalité, la fécondité et la résistance de la population : elle est aujourd’hui de 20 à 25 000 individus et les estimations les plus alarmistes (mais réalistes) en prévoient la disparition des deux tiers d’ici 2050.

Zoos pour aider les animaux

Autre impact négatif : la pollution des eaux, notamment par le mercure et les hydrocarbures, qui affectent le phytoplancton. Au sommet de la chaîne alimentaire, l’ours polaire, l’un des plus gros prédateurs terrestres, peut accumuler dans ses graisses des taux de toxicité très élevés. Un phénomène qui, là aussi, affaiblit l’espèce.

Certains chercheurs estiment que le salut des ours blancs pourrait passer par des programmes de maintien de la diversité génétique de l’espèce et de repeuplement par des méthodes de reproduction assistée menées dans les zoos… Mais les naissances en captivité sont rares.

Ours polaire louveteau

À la fin de 2006, au Zoo de Mullhouse, la naissance d’un ourson blanc n’était que la deuxième en 20 ans en France ! Depuis, Nanuq va bien et vit avec ses deux parents, nés, pour leur part, dans un parc néerlandais. C’est également le pays de naissance de deux de leurs congénères au Cerza en 2018 ; peut-être de futurs parents ? Ces deux zoos sont engagés dans un programme d’élevage européen. Quant à Nanuq et ses congénères, par leur présence au contact du public, sont de puissants agents de sensibilisation aux enjeux écologiques.